CHICHESTER PSALMS

De Francis Poulenc à Leonard Bernstein, en passant par Arvo Pärt et Julia Wolfe, ce programme dessine un chemin spirituel fait de recueillement, de tension intérieure et d’élan partagé. Sous les voûtes de Vézelay, Les Métaboles et l’Orchestre national de Metz Grand Est, dirigés par Léo Warynski, tissent un dialogue sensible entre silence, prière et énergie chorale. Les Chichester Psalms de Bernstein viennent clore la soirée dans une jubilation lumineuse, où le chant devient geste collectif et espace de fraternité. 

CHICHESTER PSALMS


Francis Poulenc
Litanies à la Vierge noire 

Arvo Pärt
Te Deum

Julia Wolfe 
Guard my tongue 

Leonard Bernstein
Chichester Psalms 


Les Métaboles
Orchestre national de Metz Grand Est
Avec la participation de Africa Lyric Choir
Léo Warynski, direction


Coproduction Les Métaboles, Cité de la Voix et la Cité musicale-Metz.
La Fondation Orange soutient la participation de Africa Lyric Choir à ce programme.
Ce concert reçoit le soutien de Madame Michèle Nussbaumer, Grand Mécène de l'ensemble. 

Dans la presse

«Intégrité, simplicité, service du texte commandent à l’interprétation sous la direction extrêmement sobre et nette de Léo Warynski.»

Forum Opéra – Tania Bracq - Chichester Psalms

«Alors que son directeur, François Delagoutte, annonce son départ – donnant lieux à des hommages appuyés – la résidence des Métaboles à la Cité de la Voix vient d’être renouvelée pour trois années. C’est donc tout naturellement que le concert du samedi soir des Rencontres Musicales de Vézelay leur est confié avec un programme exigeant, créé pour l’occasion, tout en grâce et dénuement.

Dès l’introduction des Litanies à la Vierge noire de Poulenc, les voix de femmes, très pures, s’élèvent dans un a cappella qui saisit immédiatement – « Seigneur, ayez pitié ». Le dépouillement préside à l’interprétation de cette œuvre avec un phrasé sobre qui épouse la sinuosité de la ligne vocale. […]

Tout au long du concert, le chœur restreint volontairement son jeu de couleurs, cherchant un timbre que l’on pourrait qualifier d’ecclésial, plutôt clair, presque juvénile, qui souligne la sincérité de l’invocation. Cela n’empêche aucunement les jeux de textures où les hommes font merveille dans « Tu es le fils éternel du père /Tu patris sempiternus es Filius ». Cela n’empêche pas non plus de très belles nuances du piano au forte qui ponctuent le texte comme autant de stations sur un chemin de foi. Quoi de plus logique pour cette œuvre qui est celle de la (re)découverte du credo pour le musicien estonien, une musique « des origines » écrite après huit ans d’étude du chant grégorien. Cette rectitude grégorienne infuse toute l’interprétation où ne s’observe aucune afféterie, aucune coquetterie démonstrative. Intégrité, simplicité, service du texte, commandent à l’interprétation sous la direction extrêmement sobre et nette de Léo Warynski : c’est une musique à l’os qui nous est proposée ici, avec des voix traitées de manière instrumentale pour un bain sonore qui est celui de la miséricorde.» 

« Idéalement soutenu, le chœur Les Métaboles déploie une partition de délicatesse et d’harmonie. »

Olyrix – Lara Aymen de Lageard
 - Chichester Psalms

« Idéalement soutenu, le chœur Les Métaboles déploie une partition de délicatesse et d’harmonie. »

Olyrix – Lara Aymen de Lageard - Chichester Psalms
Secousses telluriques aux Rencontres Musicales de Vézelay avec Les Métaboles

Pour le dernier soir de l’édition 2026 des Rencontres musicales de Vézelay, Les Métaboles tracent un chemin spirituel à travers le répertoire contemporain. Léo Warynski​ dirige l’Orchestre national de Metz Grand Est, Les Métaboles et pour la première fois, l’Africa Lyric Choir.

Décidément, Léo Warynski n’est jamais à court d’ambition concernant ses concerts à la Basilique de Vézelay. Après l’édition de l’an dernier consacrant un programme à Philip Glass intitulé « Another Look at Harmony », où il promettait de « transformer la basilique en vaisseau spatial », voilà qu’au début du concert sont distribués au public des bouchons d’oreilles, présage d’une puissance sonore à même de faire trembler les murs de l’édifice ! 

[…] Ainsi idéalement soutenu, le chœur Les Métaboles déploie une partition de délicatesse et d’harmonie. L’unité dans chaque ensemble de tessitures, qui font corps, permet d’apprécier aussi bien les lumières chatoyantes des sopranos que la force solennelle des basses. En naissent de grands moments de beauté suspendue, comme le « Sanctus » final du Te Deum et cet appel à la miséricorde de Dieu.

L’Africa Lyric Choir, qui collabore pour la première fois avec Les Métaboles, oppose des contrastes très marqués, de longues lignes de basse profondes, sombres et proéminentes. La dynamique est très nette, rebondissante et d'une rigueur rythmique répondant à l’exigence de Guard my tongue et surtout des Chichester Psalms qui suivent. Ici, les bouchons d’oreilles sont effectivement bienvenus, car la puissance du son, peu commune, va jusqu’à faire vibrer le sol !

Dans une situation idéale, pile dans l’axe du chœur, la symétrie parfaite du travail géométrique de construction de Léo Warynski, tout en lignes nettes, est tracée avec un soin et une exigence minutieuse révélant partie par partie, avec une clarté exemplaire, l’architecture de chaque œuvre. Cela permet d'en apprécier ainsi le tracé, mais aussi la finesse avec laquelle il est exécuté. Rassemblant minimalisme et ampleur, il conduit avec minutie et sensibilité les musiciens pour un moment de rare intensité. Soit la démonstration même d’une direction de haute volée. [...] »

 

«Le chant s’éloigne de tout maniérisme esthétique pour atteindre une sorte d’épure désincarnée poignante.»

Bachtrack – Pierre Michel - Chichester Psalms
Les Métaboles et Aedes au sommet des Rencontres musicales de Vézelay

« […] Samedi soir, Les Métaboles proposent un programme en forme de progression contemplative sous la direction de leur chef Léo Warynski. Après les Litanies à la Vierge noire de Poulenc, au cours desquelles les pupitres féminins se distinguent par leur capacité à suggérer tout un nuancier de lamentations, de la résignation éplorée à l’incompréhension désespérée, le chœur fait évoluer l’émission du son en cherchant comme une forme de chant originel dans le Te Deum d’Arvo Pärt. Le chant s’éloigne de tout maniérisme esthétique pour atteindre une sorte d’épure désincarnée poignante. L’Orchestre national de Metz Grand Est joue quant à lui à merveille son rôle schizophrène dans les deux œuvres, entre nappes sonores statiques et motifs rythmiques obsédants, avec des timbales orageuses chez Poulenc.

Après les respirations de Guard my tongue de Julia Wolfe, où Les Métaboles a cappella font preuve d’une homogénéité remarquable, les forces en présence sont rejointes par l’Africa Lyric Choir pour les Chichester Psalms de Bernstein. La déflagration du premier mouvement fait voler en éclat l’élévation spirituelle pure atteinte alors, pour y insuffler une joie, comme une libération. La précision des attaques des percussions et des cuivres de l’orchestre permet de garder un semblant de structure dans ce passage qui atteint les limites acoustiques de la nef. Après un deuxième mouvement planant avec un magnifique solo du contre-ténor Julien Freymuth, exploitant intelligemment les résonances de la basilique, la fusion des deux chœurs sublime la formule hymnique irrésistible du finale. »

« Grave et paisible, profond sans jamais tomber dans la grandiloquence, austère mais étrangement séduisant, ce Te Deum restera aussi dans les esprits et les cœurs du public de Vézelay. »

La Croix – Emmanuelle Giuliani - Chichester Psalms
Rencontres musicales de Vézelay : de Poulenc à Bernstein, un chemin spirituel

Submergeant la basilique de leurs flots sonores et rythmiques, les Chichester Psalms de Leonard Bernstein ont conclu, ce samedi 22 août, un magnifique programme choral imaginé par Léo Warynski.

« J’élabore bien souvent les programmes de mes concerts en partant d’une œuvre que j’associe ensuite à d’autres partitions, dans un jeu de correspondances, d’affinités et de contrastes », explique le chef Léo Warynski. […]

D’autant que les chanteurs des Métaboles, rejoints par ceux de l’Africa Lyric Choir et l’Orchestre national de Metz, ont rivalisé d’ardeur, de ferveur mais aussi de délicatesse. 

Les harpes, évocation de celle du roi David, apportent leur dimension céleste et biblique, tout comme les paroles chantées en hébreu, entre élans majestueux, louange à Dieu et introspection spirituelle. 

Donné d’une traite, le concert débutait par une interprétation splendide de recueillement et de tendresse des Litanies à la Vierge noire de Francis Poulenc. Confiées aux voix de femmes, elles invoquent et saluent, comme l’indique leur titre, la Vierge noire de Rocamadour, à l’origine du retour de Poulenc à la foi catholique de son enfance. D’une exécution périlleuse tant elle requiert de simplicité mais aussi de précision et d’élégance dans la diction et l’intonation, la partition sied à merveille aux chanteuses des Métaboles, à leurs timbres limpides mais incarnés. Autre pièce admirable que le Te Deum d’Arvo Part, créé en 1985. Trois chœurs, un piano préparé, un orchestre à cordes et le son de harpes éoliennes fixé sur bande magnétique : les effectifs musicaux sont conséquents mais la texture d’ensemble étonnamment transparente et aérée, des sonorités les plus graves aux échappées vers les hauteurs mystiques. Envoûtante, voire hypnotique, admirablement structurée, l’œuvre se soulève en nappes de cordes auxquelles les voix répondent par des interventions aux réminiscences grégoriennes. 

Grave et paisible, profond sans jamais tomber dans la grandiloquence, austère mais étrangement séduisant, ce Te Deum restera aussi dans les esprits et les cœurs du public de Vézelay. […] »

 

2026

août

Samedi 22 août 2026 - 21hChichester PsalmsRencontres musicales de Vézelay

De Francis Poulenc à Leonard Bernstein, en passant par Arvo Pärt et Julia Wolfe, ce programme dessine un chemin spirituel fait de recueillement, de tension intérieure et d’élan partagé.

Sous les voûtes de Vézelay, Les Métaboles et l’Orchestre national de Metz Grand Est, dirigés par Léo Warynski, tissent un dialogue sensible entre silence, prière et énergie chorale. Les Chichester Psalms de Bernstein viennent clore la soirée dans une jubilation lumineuse, où le chant devient geste collectif et espace de fraternité.

Réserver